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Championnat du monde: La France éliminée par la Gréce 56-73

La Grèce est bien la plus forte. Les champions d’Europe ont à nouveau démontré toute leur maîtrise en dominant la France de bout en bout à l’occasion du quart de finale du Championnat du Monde (56-73). Eliminés, les Bleus joueront désormais pour les places de 5 à 8.


Julien Guérineau, service de presse FFBB, sur place à Saïtama



La France éliminée - Photo FIBA
La France éliminée - Photo FIBA

La guerre de tranchées. On savait qu’entre deux équipes capables d’imprimer une intensité défensive terrifiante à une rencontre, les amateurs de showtime seraient sans doute frustrés. Et le film a vite été conforme à la bande-annonce. Les Bleus sont très présents sur l’homme et repoussent les Grecs à la périphérie. Il est simplement dommage de laisser filer de nombreuses opportunités de marquer à l’image de Florent Pietrus, très malheureux dans ses tirs près du cercle (0/4). Dans ces conditions il n’est pas surprenant de voir la Grèce creuser un petit écart lorsqu’elle parvient enfin à servir son pivot Lazaros Papadopoulos, grand spécialiste du tir crochet (6-12, 8e). La France est bloquée offensivement et son leader d’attaque, Boris Diaw, n’a pas encore tenté le moindre shoot.


L’homme à tout faire des Suns se lance enfin à l’assaut du cercle en fin de quart-temps puis au début du second pour recoller (10-12). Panagiotis Yannakis envoie alors au feu son monstrueux joker Sofoklis Schortsanitis. Baby Shaq s’empresse de faire le ménage dans la raquette. Ses 150 kilos font des dégâts considérables, synonymes de multiples lancers-francs (12-18). Une donnée très importante compte tenu de la difficulté de marquer des paniers. Retourné sur la banc après un coup violent reçu au nez, Aymeric Jeanneau revient sur le parquet et fait respirer le jeu des Tricolores sur un tir à trois-points suivi immédiatement d’une interception conclue par un lay-up. Mais l’embellie est de courte durée car le rouleau compresseur grec se remet rapidement en branle avec en vedette l’inévitable Dimitris Diamantidis. L’homme de tous les cauchemars français, auteur du panier assassin en demi-finale de l’Euro, remet le couvert à Saïtama. Il frappe à deux reprises au-delà des 6,25 dont un tir en déséquilibre quasiment au buzzer de la première mi-temps. Un shoot qui fait mal (24-34) et qui démontre une nouvelle fois que face aux champions d’Europe, il faut savoir conclure sur la moindre ouverture. Et les intérieurs français n’ont pas su le faire lors du premier acte comme l’illustre le 1/13 pour la triplette Weis-Petro-Flo Pietrus.


Claude Bergeaud l’avait prédit, lorsque la Grèce parvient à prendre de l’avance, il est quasiment impossible de retourner le cours du match tant leur maîtrise est grande. Le vice, l’intelligence, la dureté, l’opportunisme en un mot la science du jeu, Papaloukas et les siens l’ont à coup sûr. Bien plus en tout cas qu’une Équipe de France qui, face à ce type d’adversaire, semble encore un peu trop verte et qui ne parvient jamais à lâcher les chevaux. Le débours va atteindre les 15 points sous les coups de boutoir de Diamantidis. Et à chaque semblant de rapproché, la Grèce parvient toujours à arracher un rebond offensif par ci, à obtenir une faute contestable par là. Un monde lorsque les Bleus laissent eux échapper des lancers-francs et quelques lay-ups. Ce quart de finale est résumé à merveille par la dernière action du quart-temps où Antonis Fotsis, rentré en jeu sur l’ultime remise en jeu, décoche un tir à six mètres alors qu’il reste neuf dixième de secondes au chrono (43-53, 30e).


Si près si loin. Même si l’écart est relativement limité, l’impression d’ensemble est différente. La Grèce est plus forte et totalement sous contrôle. Un 10-3 en cinq minutes vient valider cette sensation (46-63, 35e). Les dernières actions ne sont qu’un exemple de gestion de l’horloge, tout juste troublées par un excellent passage de Yannick Bokolo. A l'image de l'Espagne et de l'Argentine, la Grèce confirme qu'elle est bien au sommet du basket mondial (56-73).


Réactions
Aymeric Jeanneau : "On n’a pas fait notre meilleur match, nous n’avons pas montré notre meilleur niveau. On s’est empêché de trouver des solutions plus qu’eux ne nous ont bloqués. On peut s’en vouloir de ne pas être rentrés dans le match comme il le fallait. Je suis persuadé que l’on peut jouer les Grecs mais ce soir nous nous sommes marchés les uns sur les autres. La balle n’a pas circulé comme à l’habitude et ce n’est pas seulement dû à la pression qu’ils ont pu nous mettre. Perdre en quarts de finale c’est une chose. Maintenant cinquièmes ou huitième c’en est une autre. C’est bien d’avoir été jusque là mais il faut se classer le mieux possible. Bien sûr il n’y a pas de médaille au bout mais finir 5e à un Mondial, ça serait fort. 8e serait un peu gâcher les bonnes choses que l’on a montrées."

Article rédigé par le Mercredi 30 Août 2006
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