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Campeones ! L'ESPAGNE CHAMPIONNE DU MONDE

Jamais sacrée sur la scène internationale, l’Espagne a décroché le titre de championne du monde en dominant la Grèce (70-47), dimanche à Saitama. Privés de leur meilleur joueur, Pau Gasol, blessé, les Espagnols n’ont laissé aucune chance aux champions d’Europe grecs.

Par Guillaume Loisy



Les Espagnols ont croqué les Grecs en finale dimanche  (Panoramic)
Les Espagnols ont croqué les Grecs en finale dimanche (Panoramic)
Après quinze jours de compétition de très haut niveau, le Championnat du Monde de basket devait s’achever en feu d’artifice dimanche avec un duel de titans entre les champions d’Europe grecs et les Espagnols, toujours à la recherche d’un premier titre international. Impressionnantes tout au long de leur séjour japonais, ces deux grandes nations du basket opposaient deux styles différents. La vitesse et la fougue côté ibérique devaient répondre à la solidité défensive et à l’expérience de Grecs impitoyables dans les moments importants. Serré sur le papier, le duel tournait à l’avantage de la formation hellène avant même de commencer. Victime d’une fracture du pied gauche en demi-finale contre l’Argentine, le meilleur joueur espagnol Pau Gasol devait en effet assister à la finale sur le banc de touche.


L’Espagne à toute vitesse
Dans une Super Arena de Saitama archi comble, la finale partait piano. Pour contrer la vitesse espagnole, les Grecs allaient au bout de l’horloge sur chaque possession mais les Ibères ouvraient les hostilités sur un dunk puissant de Reyes (2-0). En l’absence de Gasol, l’intérieur du Real Madrid prenait le jeu à son compte et inscrivait 6 des 10 premiers points de son équipe. En face, les Grecs étaient dans le coup, Kakiouzis rappelant à tout le monde qu’il savait shooter à trois points du haut de ses 2,07m (10-9). Les prises à deux sur Papadopoulos marchaient à merveille pour l’Espagne qui faisait le break sur deux paniers primés signés Calderon et Navarro (16-9). Entré en jeu, le bulldozer Schortsianitis profitait d’un caviar pour Papaloukas dans la raquette pour réduire l’écart après dix minutes (18-12).


Garbajosa, le tireur d’élite
Chaud comme la braise, Navarro inscrivait son 7e point pour redonner 8 unités d’avance à l’Espagne en début de deuxième quart-temps (20-12). Garbajosa en rajoutait deux couches à 6,25m et les Grecs buvaient la tasse (26-12). Chahutés comme jamais, les champions d’Europe déjouaient totalement et leur adresse à trois points les abandonnait (3/10 contre 6/12 pour l’Espagne en première mi-temps). Etrangement, c’est Papaloukas, poissard dans l’exercice depuis son arrivée au Japon (1/14), qui redonnait de l’espoir (28-16). Mais Garbajosa, encore lui, décochait une nouvelle flèche à trois points avant que le besogneux Jimenez ne porte l’avantage aux Espagnols à +19 (35-16) ! Un écart qui gonflait encore à la pause (43-23) après un nouveau missile de Rodriguez.


La Grèce boit la Cigüe
Au retour des vestiaires, Kakiouzis redonnait espoir aux siens sur un tir primé mais le chemin était encore long pour les champions d’Europe (47-30). Solides à l’intérieur malgré l’absence de Gasol, les Espagnols tenaient les Grecs en respect. Au terme d’un maigrelet 11 partout dans le 3e quart-temps, les hommes de Pepu Hernandez touchaient du doigt la médaille d’or. Sur le banc, son homologue hellène, Panayotis Yannakis, s’époumonait pour raviver la flamme mais même la palette brisée de leur coach ne sortait pas les Grecs de leur torpeur. Les dix dernières minutes étaient anecdotiques. Navarro et Garbajosa à trois points (10/20 à eux deux) faisaient boire la ciguë aux Grecs qui s’inclinaient finalement de 23 points (70-47). Sur le banc de touche, Gasol lâchait ses béquilles et exultait. «Une médaille d’or pourrait m’enlever toute la douleur que je ressens en ce moment», avait-il prévenu samedi. Héroïques, ses coéquipiers ont exaucé le vœu de la star des Grizzlies, très émue au moment de soulever le trophée Naismith dévolu aux nouveaux champions du monde. Cerise sur le gâteau, le grand Pau était même élu MVP du tournoi. Il n’y a pas qu’aux Etats-Unis que les jeunes stars européennes peuvent réaliser leurs rêves…


Résultat de la finale :
Espagne - Grèce 70-47

Article rédigé par Sport24 le Dimanche 3 Septembre 2006
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